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Des mobilisations féministes d’extrême-droite ? Appropriations du féminismeet circulations transnationales
Publié le 21 octobre 2026
– Mis à jour le 21 octobre 2026
Nous accueillerons Charlène Calderaro (Université d’Oxford) pour une conférence consacrée à l’émergence des mobilisations féminines d’extrême droite en Europe, à leur appropriation des causes féministes et à la circulation transnationale de leurs discours et stratégies militantes. Avec le soutien de la Fondation Wiener–Anspach

Résumé:
À partir d'une enquête qualitative menée dans le cadre d'une thèse de doctorat et de résultatspréliminaires issus d’un projet de recherche en cours, cette intervention s’intéressera à l’émergence de mobilisations féminines d’extrême-droite dans le contexte européen. Dans un premier temps, en s’appuyant sur le cas du collectif français Némésis, un mouvement féminin d’extrême-droite qui se revendique du “féminisme identitaire”, elle analysera la manière dont ces militantes s’approprient des causes initialement portées par les mouvements féministes. Elle reviendra en particulier sur la façon dont la lutte contre le harcèlement de rue a constitué un terrain privilégié d’appropriation, dans un contexte où sa politisation était déjà marquée par la racialisation du sexisme. Dans un second temps, la communication abordera la dimension transnationale de ces mobilisations à travers la circulation de discours et de répertoires d’action. En s’appuyant sur des exemples tirés des cas français, suisse, britannique et italien, elle analysera la façon dont ces collectifs féminins construisent une identité collective en se mobilisant au nom des “femmes européennes”Bio:
Charlène Calderaro est chercheuse postdoctorale FNS (Fonds National Suisse) à l’Université d’Oxford, au département de Social Policy. À l’intersection de l’analyse des politiques publiques et des mouvements sociaux, ses recherches portent sur la racialisation du sexisme et l’appropriation du féminisme par l'extrême-droite. Docteure en sciences sociales de l’Université de Lausanne, sa thèse soutenue en 2024 porte sur les politiques de pénalisation du harcèlement de rue en France et au Royaume-Uni, et sur la façon dont l’extrême-droite a réinvesti cette cause dans le contexte français. Mobilisant des méthodes qualitatives et comparatives, ses travaux actuels s’intéressent plus largement à la façon dont les mouvements d’extrême droite s’approprient les enjeux féministes en France et au Royaume-Uni, ainsi qu’aux circulations transnationales qui structurent l’émergence des mobilisations féminines d’extrême-droite en Europe.Date(s)
Le 10 décembre 2026
Lieu(x)
Salle Henri Janne